L'Ecureuil roux
Le soleil n'atteint plus le fond du vallon depuis des semaines. De nombreuses traces d'Ecureuil témoignent de son intense activité de recherche de nourriture.
Appartenant à la même famille que la marmotte, cet Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) multipliait les aller-retour entre un épicea et un mélèze dont il consommait les cônes.
Peu lumineux, froid et silencieux, le temps semblait s'être arrêté ce matin au fond du Vallon. La vitalité et l'espièglerie de cet Ecureuil étaient la note qu'il fallait pour rendre l'atmosphère délicieuse.
Qui a dit que les Lutins n'existaient pas?
"Terre et Nature" du 1er décembre 2011
Lagopède alpin (Lagopus mutus) en plumage d'hiver. Rubrique "L'IMAGE" - Terre et Nature du 1er décembre 2011
Lagopède alpin
A environ 2500 m d'altitude, quelques rares névés subsistent sur ce versant exposé plein nord. Parmi ces névés, rencontre avec deux Lagopèdes alpins (Lagopus muta).
Vue sur les Alpes
Une vue magnifique sur les Alpes, appréciée de tous.
Signes de nervosité chez les bouquetins
Quelques images de ces premières tensions, signe avant coureur du rut.
Grand Corbeau (Corvus corax)
Grand Corbeau - Schilthorn (2971 m)
Rencontres sur l'Alpe
La Cabane de la Glace
Mardi 13 septembre, après plusieurs heures de marche, j’arrive auprès de celle qui m’assurera protection contre vent et pluie. Nichée à environ 2500 mètres d’altitude, elle n’est que peu fréquentée. Absente des cartes, aucun chemin n’y mène. Toit et murs sont en pierre, aucun ciment. Ses murs sont parfaitement droits. A quels illustres inconnus doit-on cette incroyable construction ? Aucune idée ; mais elle est surprenante et ne laisse aucun de ses rares visiteurs indifférent. Dissimulé dans ses murs, un petit carnet dans lequel chacun met un mot. On y lit les mots « magique », « merveilleux », « idyllique », et bien d’autres. Fondue dans cet univers rude, tantôt glacial, tantôt brulant, cette cabane, parfaitement mimétique, est une rencontre fascinante pour celui qui la découvre.
Les quelques rares fleurs que l’on trouve encore dans le secteur à cette période de l’année sont les Saxifrages paniculées (Saxifraga paniculata) et la Campanule fluette (Campanula cochleariifolia). Ce secteur est parfois parcouru par le Gypaète barbu ; mais il restera discret durant cette journée.
Au matin du 14 septembre, la visibilité est des plus médiocre. On ne voit pas à 20 mètres. Me trouvant sur une arête, la prudence est de mise. Je passe alors une partie de la matinée à observer le soleil et le brouillard se disputer la place. Parfois le soleil perce le voile gris en profondeur, donnant alors des reflets métalliques aux roches humides. En contrebas, l’étrange chant des Perdrix des neiges se fait entendre. Les conditions n’allant pas en s’améliorant, exclu de céder au chant des sirènes.
Début d’après-midi, le soleil remporte la partie ; les Lagopèdes se sont tus. Profitant encore quelques instants du panorama, j’entame la descente. A peine 200 mètres plus bas, un couple de Lagopèdes alpin se laisse observer. Leur plumage est parfaitement mimétique, leurs mouvements sont lents, sans saccades.
A la manière de cette surprenante cabane, difficile de les repérer dans cet univers minéral ; mais quand par chance notre regard croise cette harmonie, c’est du pur bonheur.
Tête de Chalin 2595 m
Dent de Valerette - Dent de Valère - Tête de Chalin
Départ au matin de Chindonne (1604 m). Vue en contre jour sur les Dents de Morcle.
Dent de Valerette (2058 m). En arrière plan, la Cime de l'Est.
A l'est, l'Arête de Soi et le Signal de Soi (2054 m).
Tout à droite, la Dent de Valère (2267 m); marqué d'un point rouge, le refuge de Chalin (2595 m); entre les deux, la crête du Dardeu.
Le refuge de Chalin, vu de la Crête du Dardeu.
La crête du Dardeu, vue de plus haut. Tout au fond, on distingue le Lac Léman.
Le refuge de Chalin, super accueillant dans cet univers minéral au pied de la Cime de l'Est.
La Grand'vire de la Cime de l'Est (3177 m) qui mène à Tête Motte (2626 m).
Les Dents de Morcle et son fameux plis en Z.
Sur la gauche, Tête Motte; en arrière plan à droite, le Grand Combin.
Comfort, panorama magnifique, le refuge de Chalin est un petit coin de paradis au pied de la majestueuse Cime de l'Est.
Automne avant l'heure
Image automnale d'un chamois jurassien.

























































