16 novembre 2009
Vendredi 13 Novembre - Les Couronnes
La température se radoucit et la couche de neige glisse par plaques sur les herbes couchées. Le temps est changeant; de brèves éclaircies altèrnent avec de longues périodes nuageuses; pas de précipitations. Les Couronnes, exposées sud-ouest sont bien dégagées.
Col d'Emaney (Nord-est)
A l'approche de midi, le Gypaète fait une brève apparition.
Un "essaim" de Chocard anime bruyamment Gagnerie. Posé au bord des Couronnes, l'un d'eux s'approche espérant sans doute un bout de pain.
Un groupe de bouquetins mâles se trouve au bord des Couronnes. Les mâles les plus âgés entament quelques combats, les plus jeunes restent à l'écart en observateur. L'un des mâles d'un âge sans doute respectable se différencie nettement.
Ici sur la droite, défendant son replat herbeux contre l'individu de gauche.
Le choc des cornes est violent, le son produit est sec comme deux cailloux que l'on frappe. Il est toujours amusant de voir, alors qu'ils sont totalement absorbés par leurs joutes, des plaques de neiges se décrocher sous leurs sabots, des rochers dévaler la pente, et que ces micro-évènements, parfois pas si "micro" que ça, sont gérés avec calme, habileté, et une certaine nonchalance.
Le Gypaète m'aura déjà fait un beau cadeau par son passage, il ne manquait que l'Aigle.
Cette activité aérienne est-elle en rapport avec la faim? Cette période de redoux libère peut-être également quelques sources de nourriture pour ces carnivores.
Plus haut, vers Gagneries, un petit groupe de mâles descend dans la neige. Quelques ébauches de combats également dans ce groupe. Les deux groupes, celui de Gagneries et celui des Couronnes se rencontrent et descendent ensemble dans les Couronnes. Durant près d'une heure, deux mâles belliqueux se font entendre au fond d'une petite gorge.
L'imposant mâle reste tranquillement sur le bord des Couronnes.
(A la pointe des cornes, mais sur l'autre versant, l'aulnaie dans le pierrier abritait il y a quelques semaines le brâme du cerf qui résonnait dans tout le vallon.)
Le foehn se lève et la lumière baisse rapidement. Un dernier regard vers le maître des lieux avant la descente.
07 novembre 2009
Les Couronnes - Conditions hivernales
02 novembre 2009
Douceur automnale au Salantin - 1er Novembre
Vue du Salantin depuis la Salanfe (aval du barrage). Mélèzes et soleil s'unissent pour donner une atmosphère douce et agréable. En haut à gauche, petite tache blanche vers la pointe du mélèze, la petite chapelle de Salanfe. Le lac de Salanfe est à peine ridé.
La Haute Cime et lac de Salanfe.
Montant au col du Jorat, je croise... un trial... j'oublie au plus vite cette épisode navrant et profondément médiocre pour poursuivre vers le Salantin. L'aigle fait une brève apparition.
Sur l'arête de l'épaule herbeuse, le versant nord est recouvert d'une fine pellicule de neige tassée par les bouquetins. Poursuivant sur l'épaule, un petit groupe de mâles se repose au soleil, juste avant la Gorge du Taureau.
A ma dernière visite, 70% des individus rencontrés avaient la kérato-conjonctive. Guérison ou/et sélection, ces animaux ainsi que ceux observés ce dimanche sur le Salantin sont en pleine forme pour aborder l'hiver, et le rut.
30 octobre 2009
Chamois - Jura vaudois - 30 oct.
Premiers signes de rut chez ce mâle bien actif
Une séquence de poursuite:
Lors d'une autre interaction, en pleine course:
Saut de chevreau
Un chevreau au sein de la harde
***
27 octobre 2009
Chamois - Jura vaudois
Quelques instants passés au voisinage d'un joli troupeau de chamois.
Séance de grattage...
... la têtée...
Deux cabris ...
En dehors de la petite combe mi-ombragée où ce troupeau a paisiblement passé quelques heures, quelques individus profitent un peu plus haut du soleil...
... et de la vue...
16 octobre 2009
Le Pierrier
Une fine pellicule de neige tombée il y a quelques jours recouvre le fond de la Combe.
Vers 7 heure, le cerf se fait entendre, juste une fois, tout en bas dans la Combe, en dessous de la limite des arbres. Le versant nord est animé par de rares chamois isolés.
Contournant le Clocher-de-Vouasse, montant dans le pierrier en direction du Mont de la Fouly...
Quelques Accenteurs alpins de passage donnent un peu de vie au pierrier.
Parmi les pierres grises, les restes d'un chamois qui aura peut-être fait le bonheur d'un renard...
Toujours en montant dans le pierrier, un groupe de chamois s'éloignent.
Le moins farouche d'entre eux ralentit un court instant sur l'arête.
Le soleil chauffe vraiment bien malgré l'air assez piquant. Les roches redistribuent généreusement sa chaleur, et se coucher face au Col du Névé de la Rousse est un pur bonheur.
De rapides mouvements dans le pierrier finissent par attirer mon attention. D'une vivacité déconcertante, des campagnols des neiges (Chionomys nivalis) animent joyeusement cet univers minéral. C'est un plaisir très particulier de les voir aux aguets, attendant le moment propice pour rejoindre l'autre gros rocher guère éloigné que de quelques dizaines de centimètres.
ça en devient un véritable jeu; essayer de deviner où ils vont sortir, pour combien de temps. Ils ne restent à découvert que de très courts instants et retournent au plus vite sous leurs roches protectrices.
Le campagnol des neiges a été signalé à plus de 4000 mètres sur le Mont Blanc, et à 120 mètres en Yougoslavie (Delachaux et Niestlé). Dans tous les cas, ce sont les pierriers qu'il affectionne (là où la roche occupe plus de 75% de la surface). Très attaché au milieu rocheux, aux éboulis, il a même été trouvé sur des îlots rocheux au milieux des glaciers. En hiver, il vit sous la couche de neige protectrice où règne une température légèrement supérieure à zéro.
Protégés du vent, du froid et de la sécheresse, de rares végétaux prennent des allures de banquet pour le campagnol des neiges ....
02 septembre 2009
Un Maître du camouflage
Nostalgique des espaces venteux du Grand Nord, il affectionne les terrains découverts entre 2000 et 3500 mètres d'altitude.
Son habitat naturel, avec en arrière plan le Glacier de l'A Neuve.
Ici à 2740 mètres d'altitude, le biotope d'éboulis qu'il affectionne.
Au nombre de 3 sur cette image, discrétion, puissante adaptation et discrète beauté de leur plumage mimétique rendent le Lagopède alpin (Lagopus mutus) des plus fascinant.
23 août 2009
La minute Pub
Rossini'Air - Samedi 5 Septembre
Parapente, Delta, Acrobaties diurnes et nocturnes à Rossinière (à côté de Château-d'Oex)
21 août 2009
Le Vanil Noir (2388 m)
Plus haut sommet du canton de Fribourg, c'est en passant par l'alpage de Paray Charbon que l'on gagne le sommet du Vanil Noir via le Creux de Combe.
Le Vanil Noir vu de Paray Charbon. En gris un peu plus bas, le pierrier dans le Creux de Combe.
Chaudron à l'alpage de Paray Charbon
Dans la montée vers le Creux de Combe, des Edelweiss ainsi que des Gentianes champêtre (Gentianella campestris)(merci à Foise pour la détermination de cette gentiane) .
Dans le Creux de Combe, un groupe de chamois (chèvres et jeunes)
Farouches, le groupe de chamois part vers l'est en direction de la Tour de Doréna.
Peu après, allignés sur l'arête, un superbe groupe de bouquetins mâles.
Un magnifique groupe de 23 individus qui se laisse approcher.
Quelques portraits
Un vieux bock à l'écart...
Laissant ce joli groupe, nous gagnons le sommet du Vanil Noir, avec une vue magnifique.
Vue depuis le Vanil Noir direction nord-est (Vallon des Morteys)
15 août 2009
Sur son pic
Sur l'arête sommitale un mâle vif et adroit, en pleine forme.
En arrière-plan, le lac de Salanfe, puis le Mont Blanc.























































































